Le problème avec la vie , c'est qu'elle nous oblige à être vivant.
l'an passé, au party de Noël familial, un oncle m'a demendé comment j'allais. Au lieu de répondre
<< Bien, merci >> et d'aller cruiser une cousine, je lui ai parlé de mes petits malheurs, du vide en dedans, de mon incapacité à me sentir vivant. Je suis épais, je sais.
<< Tu devrais essayer de vivre comme si tu allais mourrire dans un mois >> , qu'il ma dit enthousiaste. Comme s'il avait découvert la recette magique du bonheur et qu'il la partageait pour la première fois.
Mais il n'y a pas de recette. Pas de cullerées de sourire, pas de quart de tasse de bonheur, pas de four a 180 °
pour faire demi-tour. pas de remuez, brassez, laissez reposer, servez et tout le monde sera content.
Pas de magie. Pas de secret.
Vivre comme si on allait mourire dans un mois ... un truc cheap pour s'obliger à faire ce qu'on veut vraiment faire.
Pour ce motiver à accomplir des choses.
Moi, Je préfère vivre comme si j'allais mourir dans une heure. Comme ça, Je n'ai pas vraiment le temps de faire ce que je voudrais vraiment faire. C'est moin forçant.
Je ne sais pas pourquoi je m'entête a me raser le chest. Je n'ai que 4 poils vaguement
frisés, deux grain de beauter d'une beauter relative, et des pectoraux que je pourrais vendre sur le web pour une fortune.
La rareteé, ça vaut cher.
En plus, si j'ai bien comrpis, c'est complètement out se raser le torse. Et pourtant chaque dimanche soire, c'est ce que je fais. Pour me sentir vivant, Je crois. Ma recette à moi, tout aussi inéfficace que celle des autres.
Je me rase le torse pour me sentir aussi vivant que tout les pornstars de mon ordinateur. Ceux qui font tout ce que je n'ai jamais fais, ceux qui vive plus que moi. Il ont l'aire heureux , c'est hommes musclés, le chest rasé , les filles multipliées.
Pas ge gêne, pas de retenue , pas d'inhibition. Juste la voix qui explose à chaque orgasme. Je veux être eux.
arrêter de réfléchir et être eux.
Je veux me sentir vivant. Tuer cette mort qui fermente à l'intérieur. Être eux, au moin dans ma tête.
J'amplifie mon désir charnel, je remplis mon cerveaux de cette pornadrénaline, Je me rase le torse et je vis un peu plus.
En me rasant le chest, Je me convaincs que j'ai besoin de mouvement sur mon matelas pour réchauffer les draps, d'électriciter sur ma peau pour réssusciter mes journées.
Mais la vérité c'est que je remplis ma tête de cet images tout nues, de cet espoir frais rasé, de ce sexe sans soucie pour oublier que ce qui est vide , vraiment , c'est mon coeur.
Un coeur vide sa bat pour rien.
Au collège saint-juste, le midi, on traîne dans la Grande Salle, une salle grise pas si grande que ça, avec des bancs collés les uns sur les autres pour nous forcer à nous socialiser. Moi, Je ne socialise pas trop. On est lundi midi.
Je suis là. Juste là assis seul volontairement pour mieu observer Bill sans être dérengé.
Bill c'est le grand avec les cheveux noire, et les yeux magnifique, et le teint parfait. Il est en cinquième secondaire, Comme moi.
- Tu croix qu'il est gay.
- Peut-être pourquoi ?
- Ben , Je sais pas. Il veut peut être juste se faire remarquer.
- Mais non ... c'est pas son genre.
- T'es sûr ?
- Non.
Je me parle tout seul , dans ma tête. Bill , de son côté, parle avec Stephy, pour de vrai.
Il sont trop loin de moi pour que j'entende, et de toute façon j,ai les écouteur dans les oreilles. Du hardcore.
C'est ça que j'écoute ces temps-si.
- Je te trouve laide , qu'il lui di à Stephy.
- Vraiment ?
- Oui, Vraiment. Horrible. Tu me donne envie de vomir.
Je leur unvente une conversation. Ça me fait du bien. Puis je reviens à ma conversation avec moi même.
- Je pourrais lui tenir les cheveux pendant qu'il vomit. Il aimerait ça. Les gens aime ça non ? , quand on leur tient
les cheveux. Il me trouverais gentil.
- T'es même pas capable de t'approcher de lui, comment tu voudrais lui tenir les cheveux ?
- Ah , ta geule ...
Les lundis midis, c'est ce que je fais, assi sur le banc du coin , en mangeant ma Kit-Kat quotidienne, Je regarde Bill, je lui invente une vie, des mots , je rêve un peu , je rêve trop, et j'en oublie le reste . Il ne sais même pas que j'existe, et moi je n'ai que lui en tête.
Ce lundi-là, c'est toujours le cas. Alors quand Andreas entre dans la Grande Salle pour la première fois , je ne le remarqu même pas.
Pourtant tout le monde ce tourne vers lui et cesse de parler.
La salle de bain chez mes parents , chez moi , est vert laid , et le mirroire est sale en permanance.
Je suis devant le mirroire, nu. c'est dimanche soire , la veille de l'arrivée d'Adreas au collège.
Je me rase le chest chauqe dimanche soir, l'espoir plein la lame. Les espoires , enfaite ; ils sont deux. c'est génial, ça fait deux fois plus de déception.
Il y a l'espoire niaiseux, gratuit, le rêve vide du gars enwebbé devant l'ordinateur : celui de me retrouver lundi dans un film de cul, dans une scène torride, avec un acteur sexy. La chaleur de son corp brûlerait les draps cheaps et sa main caresserait mon torse lisse. Sa bouche me redonnerait la vie, et Soudain il s'arrêterais
en plein millieu de son enthousiasme -- coupez -- Pour me complimenter.
- Belle Job de rassage.
- Merci.
Puis il y as l'espoir encor plus niaiseux, le rêve pas gratuit du tout, le rêve qui me fait peur. celui que Bill ,demain , me traine par la main jusque dans mon lit à moi , et qu'on fasse pas du tout ce que je vois sur mon écran.
qu'on vivent comme dans la vrai vie à la place. Qu'on s'embrasse. C'est ce que je veux vraiment.
Toucher à ses cheveux, sentir sa peau. Qu,Il m'éfleure, qu'il passe sa main sur ma poitrine, et qu'il n'y ait rien, rien du tout, entre sa peau et la mienne, entre ses doigt et mes pores.
pas de tissus, pas de poil, pas d'air. Que nos corps se touche doucement, sans la moindre barrière, que les battements s'accelèrent.
Qu'il remplisse mon coeur autant que mon lit. C'est lonely dans mon lit. J'ai seize ans et c'est lonely pas male dans mon lit.
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